L’Association pour la Gestion des Restaurants du groupe Caisse des dépôts (AGR – CDC) permet aux personnels de la Caisse des dépôts, de CNP Assurances et d’Informatique CDC ainsi qu’à ceux de quelques sociétés extérieures de se restaurer sur leurs 10 sites. Didier Voyenne, Directeur Général, nous livre les actions prises liées à la situation actuelle.

Quelles mesures avez-vous prises à l’annonce du confinement ?

A l’annonce du confinement, quasiment la totalité de nos sites ont fermé. Seuls certains sont restés ouverts avec quelques personnes indispensables à la sécurité des locaux. Nous avons donc déclenché le plan de continuité d’activité et défini une organisation adaptée à la situation. Pour les clients présents sur les sites ouverts, nous avons mis en place une offre de lunch-boxes. Nous avons pu préserver et conserver ce que nous pouvions des stocks. Une grande partie a été utilisée pour la préparation de lunch-boxes. Il nous restait une petite partie, peu significative à notre échelle, que nous avons dû jeter. Le fait d’avoir un inventaire permanent théorique, grâce à Easilys, nous a aidé. Cela nous a permis de savoir ce qu’il y avait en stock, ce qui pouvait être préservé et mesurer la perte potentielle

Comment avez-vous préparé votre reprise ?

Nous l’avons préparée depuis plusieurs semaines en partenariat avec nos membres et clients institutionnels. Un certain nombre de protocoles ont été définis et mis en place. Nous nous sommes adaptés aux besoins de nos clients que ce soit au niveau des consignes de sécurité mais aussi au niveau de la fréquentation prévue du fait du maintien généralisé du télétravail.

Comment va évoluer votre offre ?

Au niveau de notre offre, nous allons maintenir les lunch-boxes pour les sites qui en ont besoin. Pour ceux désirant se restaurer sur place, nous allons commencer uniquement par du froid et en fonction de la fréquentation et des possibilités, nous recommencerons à faire du chaud. Le tout sera dans des contenants individuels, avec de la vaisselle jetable pendant un temps indéterminé. Cela évoluera avec le temps.

En quoi votre relation avec vos fournisseurs va-t-elle changer ?

Concernant le choix de nos fournisseurs, nous allons rester dans la perspective d’avoir des fournisseurs plus locaux mais cela était déjà en marche. En effet, en 2019 une part non négligeable de nos produits étaient locaux. Nous allons donc accentuer le recours à ces produits mais pas forcément de façon drastique. Concernant les mesures lors de la livraison, il n’y aura pas de gros changements par rapport à d’habitude à part la distanciation physique étant donné que les mesures habituelles étaient déjà strictes.

Comment va se dérouler la production en cuisine ?

Dans la restauration collective, nous étions déjà à un haut niveau d’hygiène qui répondait presque à une situation de ce type. Les précautions sont donc renforcées, notamment avec le port du masque.

En salle, comment allez-vous faire pour respecter les distances de sécurité ?

Pour les restaurants de la Caisse des dépôts, nous avons mis en place un système de cartes de couleurs déterminant l’horaire d’accès. Ces cartes sont distribuées aux collaborateurs arrivant le matin dans chaque immeuble concerné. Lorsqu’ils finissent de déjeuner, ils laissent leur carte sur la table ce qui permet de savoir qu’une personne était assise là. Nous pourrons donc nettoyer les chaises et les tables après chaque passage. Sur ce support, se trouveront également des consignes de sécurité telles que se laver les mains, ne pas reposer en vitrine un produit qui a été pris sur le plateau, le temps pour déjeuner limité à 30 minutes et le maintien des distances dans la salle. Les salles ont d’ailleurs été réaménagées à cet effet. Chaque personne a le choix de déjeuner sur place ou à emporter.

Pensez-vous continuer certaines pratiques qui ont été mises en place durant cette situation ?

Une fois le retour à la normale, ça ne va pas changer beaucoup puisque certaines évolutions, comme le click and collect ou le fait d’avoir des fournisseurs locaux étaient déjà anticipées ou pratiquées. En revanche, l’offre du click and deliver pour les lunch-boxes pourra être pérennisée.

Que pensez-vous de la fréquentation de vos sites et de l’avenir de la restauration collective ?

Nous pensons qu’il y aura un effet sur la fréquentation notamment par l’extension du télétravail. Au niveau de l’avenir de la restauration collective, il va être nécessairement bouleversé tant dans l’organisation du travail que dans les habitudes de consommation des collaborateurs de nos membres. Il nous faudra donc faire évoluer notre offre, nos prestations et notre organisation interne pour les adapter aux nouvelles conditions en vigueur.

 

Merci Didier !

L’équipe Easilys